Le «40è Anniversaire du FIFAMANOR » Antsirabe, ayant comme slogan : « Fiompiana sy Fambolena mirindra, herin’ny fampandrosoana »ou « Effort pour un essor »

Le 40 ème anniversaire du FIFAMANOR « Fiompiana Fambolena Malagasy Norveziana » a été célébré le 28 Septembre 2012 à Andranomanelatra, Antsirabe, Région Vakinankaratra, sous l’égide de Madame Le Ministre de l’Elevage, Ihanta RANDRIAMANDRATO, de Monsieur Le Ministre de l’Agriculture, Roland RAVATOMANGA, du Consul général du Royaume de Norvège, Harild Yoland Baké,  et toutes personnalités locales.

Selon Madame le Directeur de FIFAMANOR,  Vololoniaina  RAMALANJAONA, cette célébration est une porte ouverte pour les paysans, afin de leur faire connaître les activités de FIFAMANOR, c’est aussi une rencontre pour tous les acteurs agricoles (éleveurs, producteurs, transformateurs, opérateurs…)

FIFAMANOR est un centre de développement rural et de recherches appliquées, créé en 1972 par  la collaboration de l’Eglise Luthérienne et les Norvégiens,  a pour objectif de  Contribuer à la réduction de la pauvreté de la population rurale par le biais de la production agricole et de la transformation des produits agricoles.

Le secteur d’activité de FIFAMANOR se focalise sur

  • des recherches appliquées à l’agriculture : la sélection variétale, la culture in vitro ;
  • des contrôles de qualités des semences : inspection au champ, contrôle des semences au laboratoire ;
  • de l’amélioration de l’alimentation animale et conduite d’élevage laitier : expérimentation en alimentation des bovins laitiers, analyses et détermination des valeurs alimentaires des fourrages et composition des provendes ;
  • de l’amélioration génétique des vaches laitières : insémination artificielle de race PRN Pie Rouge Norvégienne, sélection des vaches laitières, diffusion des géniteurs ;

Madagascar étant un Pays à vocation Agricole doit contribuer en partie, à la croissance économique escomptée et que les impacts puissent effectivement se ressentir auprès du monde rural.  Le Ministre représentant  d’annoncer que  la formation et la professionnalisation des éleveurs sont  indispensables pour le développement de la filière, afin d’avoir un Elevage aux normes, d’améliorer les techniques d’élevage pour une augmentation de la productivité.

A l’issue de cet évènement, une remise de médailles au personnel plus méritant a eu lieu : un Commandeur de l’Ordre de Mérite, 26 0fficier de l’Ordre de Mérite et  36 Chevalier de Mérite et une stèle commémorant les quarante années d’existence de FIFAMANOR a été inaugurée en terminant par la visite des 46 stands tenus par les différents acteurs œuvrant dans le secteur Agricole.

Les Ministres ont émis leur souhaits auprès de FIFAMANOR d’avoir toujours  une meilleure vision pour le développement et l’extension des activités Agricoles afin d’obtenir une activité génératrice de revenus pour le monde rural.

Le FIFAMANOR est un des piliers économiques de développement à Madagascar.

Source: SCID-DSI/MinEL

http://www.elevage.gov.mg/blog/2012/10/09/le-40e-anniversaire-du-fifamanor-antsirabe-ayant-comme-slogan-fiompiana-sy-fambolena-mirindra-herinny-fampandrosoana-ou-effort-pour-un-essor/

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Opportunité d’apprentissage du web2.0,

Opportunité d’apprentissage du web2.0, Fiompiana Fambolena Malagasy Norvéziana (FIFAMANOR), Antsirabe, Madagascar, 18-22 mars 2013

L’innovation technologique évolue à un rythme effréné. Des applications internet simples, basées sur les logiciels libres, ainsi que des services conçus pour améliorer la collaboration en ligne sont maintenant disponibles pour le grand public à peu de frais ou gratuitement. Ces nouveaux services et applications en ligne sont connus sous les vocables «Web 2.0» et «Médias Sociaux»; ils facilitent l’accès à l’information, la collaboration à distance pour la création, le partage et la publication de l’information.

Le Centre technique de coopération agricole et rurale ACP-UE (CTA) a pour mandat de faciliter l’accès et la diffusion de l’information dans les domaines de l’agriculture et du développement rural dans 78 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), incluant le Madagascar. Appuyer l’adoption des applications Web 2.0 et des médias sociaux représente une grande opportunité pour répondre à cette mission.

Le CTA, en collaboration avec le Fiompiana Fambolena Malagasy Norvéziana (FIFAMANOR) et l’organisation Formation aux Technologies et à l’Agriculture (FTA), organise du 18 au 22 mars 2013, une formation baptisée « Opportunité d’apprentissage du Web 2.0 et aux  Médias Sociaux ». Les participants seront initiés à une sélection d’applications du Web 2.0 et apprendront à les utiliser de manière pratique. Ils auront l’opportunité de suivre et de prendre part à la pratique de ces applications innovantes et pourront expérimenter les possibilités de leur utilisation dans un cadre professionnel.

L’organisation de ces formations s’inscrit dans le cadre des initiatives du CTA pour soutenir les organisations des pays ACP afin qu’elles puissent mieux accéder à l’information, mieux la partager et entretenir leurs réseaux de manière plus efficiente.

Contenu de l’Opportunité d’apprentissage :

  • Web 2.0, concepts, principes, enjeux pour l’accès à l’information dans les pays en développement ;
  • le RSS et les lecteurs de flux ;
  • la collaboration et la production de connaissance via les Wiki, exemple de Wikipedia
  • L’usage des plates-formes comme Google Docs ;
  • Les usages des réseaux sociaux tels que Facebook (compte individuel et Page professionnelle), LinkedIn, Twitter ;
  • Les usages de Skype ;
  • La cartographie en ligne (inscription, localisation d’institutions, etc.) avec Google Map
  • La création de blogs avec Blogger.
  • L’auto-apprentissage du Web 2.0: introduction au module IMARK «Web 2.0 et médias sociaux pour le développement»

Eligibilité – Responsabilités
La participation à l’Opportunité d’apprentissage est gratuite sous réserve d’acceptation par les organisateurs. Les candidats sélectionnés recevront une confirmation de leur participation.

Qui peut y participer ? Critères

  • Être activement engagé(e) dans le secteur agricole (chaînes de valeur, politiques), le développement rural, la gestion des ressources naturelles, la conservation de la biodiversité, l’information – communication, y compris les TIC pour le développement (TICpD) ;
  • Être initié(e) à l’informatique et être familiarisé(e) à la navigation sur l’internet;
  • Avoir un accès régulier à, ou mieux, posséder un ordinateur connecté à l’internet ;
  • Avoir une adresse électronique active;
  • Pouvoir prendre en charge les frais logistiques liés à la participation à l’événement, si nécessaire (voir ci-dessous) ;
  • Résider au Madagascar.

Les candidatures des personnes jouant un rôle lié à la formation dans leurs institutions seront examinées avec attention (afin de favoriser une retransmission des compétences acquises). La candidature des femmes est aussi vivement encouragée.

Responsabilités
Les participants s’engagent à prendre en charge par eux-mêmes les coûts liés à leur déplacement et séjour (si nécessaire) à Antsirabe.  Les organisateurs ne fournissent que les pauses-café et le déjeuner durant les cinq jours de l’Opportunité d’apprentissage. Pendant l’événement, outre le déjeuner et le rafraîchissement, les organisateurs fourniront des publications du CTA et du matériel didactique divers.

Inscription
Les personnes intéressées à participer doivent s’inscrire ici .

Date de clôture des inscriptions : 18 février 2013

Confirmation de participation
Les organisateurs informeront les candidats de l’état de leur inscription au plus tard le deux semaines avant le début du cours de formation par courrier électronique.

Version en ligne: http://www.web2fordev.net/component/content/article/1-latest-news/195-web2-lo-mdg-fifamanor-01

Africa can easily grow wheat to ease hunger, price shocks – study

Africa can easily grow wheat to ease hunger, price shocks – study.

9th October 2012

Wheat production in sub-Saharan Africa is at only 10% to 25% of its potential and nations can easily grow more to limit hunger, price shocks and political instability, a study showed on Tuesday.

The report, examining environmental conditions of 12 nations from Ethiopia to Zimbabwe, said that farmers south of the Sahara grew only 44% of the wheat consumed locally, meaning dependence on international markets prone to price spikes.

« Sub-Saharan Africa has extensive areas of land that are suitable for profitably producing wheat under rain-fed conditions, » according to the study by the non-profit International Maize and Wheat Improvement Center.

It said countries in the region were producing only between 10% and 25% of the amounts that the Center’s research suggested was « biologically possible and economically profitable » with a net return of $200 a hectare (2.5 acres).

The 89-page study, issued at a wheat conference in Ethiopia, said it aimed to identify ways to raise wheat production as « a hedge against food insecurity, political instability and price shocks. »

« Wheat is not an African crop, it is not a tropical crop (but) many governments want to produce wheat locally instead of paying for imports, » Hans-Joachim Braun, director of the Center’s global wheat program, told Reuters by telephone.

The report estimated that African nations would spend about $12-billion to import 40-million tons of wheat in 2012, particularly for fast-growing cities. More wheat should not be grown at the expense of other more viable crops, Braun said.

HIGHLANDS

Braun said wheat was already an established crop in Ethiopia, Kenya and South Africa but could easily expand to highland areas in other sub-Saharan nations. « Wheat cannot be produced in tropical lowlands, » he added.

Twelve nations in sub-Saharan Africa produced almost six-million tons of wheat a year in the period 2006 to 2008, the study showed.

And wheat consumption was rising fast. A rise in incomes and a shift to cities from the countryside also meant a shift in diets towards wheat and rice, away from crops including maize, sorghum, sweet potato, cassava or yams.

The study suggested that, with investments including in fertilisers, wheat yields would be highest in the highlands of countries including Rwanda, Burundi, Ethiopia, Kenya, Madagascar, Tanzania and Uganda.

Mozambique, Angola and Zimbabwe were least suited to wheat in rain-fed areas, it said. Zimbabwe, however, is one of the most productive of the wheat-growing nations in Africa but depends heavily on irrigation.

« If Africa does not push for wheat self-sufficiency, it could face more hunger, instability and even political violence, as bread riots in North Africa showed in recent years, » Bekele Shiferaw, a lead author of the study, said in a statement.

In 2008, Zambia and Rwanda escaped sharp rises in wheat prices on global markets thanks to domestic production, the study said.

Braun said it was hard to say when African nations might reach self-sufficiency in wheat if they tried.

« The biological potential is there. But you also need access to markets. The big issue is the road infrastructure. It doesn’t help very much if the farm is far from the cities, » he said.

Food Security ‘Wheat demand growing faster than other staples’

http://www.dw.de/dw/article/0,,16294038,00.html

Scientists say sub-Saharan farmers only produce a portion of the wheat yield that is possible for the area. DW spoke with Hans-Joachim Braun, head of the world’s largest wheat gene bank, about the need for local grains.

DW: Around the world, wheat is the second most important grain after rice. How important is wheat in Sub-Saharan Africa, compared to other staples?

Hans-Joachim Braun: Wheat is currently not an important staple in Sub-Saharan Africa with the exception of Ethiopia, Kenya and South Africa. So it’s not a widely-grown crop, but historically we know wheat has a very high yield potential in many wheat areas of Africa. And we have also noticed that the demand for wheat – and consequently the importation of wheat – is growing faster than for any other staple. That has various reasons: one of it is that there is a demand for diversity in diets, and wheat can provide this diversity. And the other reason, perhaps more importantly, is that there is a very strong migration to the cities, in particular of males, and males prefer convenient food. And wheat is a very convenient food, because you can buy it easily and you can store it for several days.

So there is a growing demand for more wheat in Sub-Saharan Africa and that is why many countries have approached CIMMYT [The International Maize and Wheat Improvement Center] for help. They would like to get advice on how to grow wheat; they would like to get seed of adapted varieties. And for this reason we’ve decided to conduct a big study for potential wheat growth in Sub-Saharan Africa and look where wheat could be produced from a biological point of view, where wheat could be produced economically and where wheat eventually would also be competitive with other crops because no farmer will switch to wheat just for the sake of wheat. A farmer will always choose the crops and the crop rotations with which they earn the most.

Hans-Joachim Braun, director of CIMMYT's Global Wheat ProgramBraun says potential exists for the African wheat industry

You’re mentioning money and economic benefits. Now one of the reasons why this could be a possibility for Sub-Saharan Africa is that export-prices, or in that case import-prices for wheat are really high at the moment. What’s the current price for wheat on the market and who benefits, and how much economic benefit could be reaped from producing wheat locally in Africa instead of importing it?

The wheat price is currently well above $300 (231 euros) per ton, it’s approaching $400 (309 euros) per ton, and that of course is for the main exporting countries. Africa imported more than $12 billion of wheat grains last year. And then one has to recognize that there are also huge imports for processed wheat products, because the processing industry in Africa is not very strong, except for North Africa. And consequently that means there is huge industry potential for a wheat industry, if it’s developed, and this is one area we would like to look into. The main exporters of wheat are North America, then Australia, Argentina, West Europe, also Kazakhstan, Russia, and the Black Sea area.

Of these $12 billion in wheat imports, how much could be produced locally instead?

I think if Africa is serious, the potential for wheat production in Africa is there. But it’s not just the question of producing it, there’s also the issue that many of the production areas are not close to the big cities where the main wheat consumption is. We also need to look at local infrastructure: are there roads from the production area to the main cities? Because much of the time, transportation from let’s say Canada to a city in Africa could be cheaper then transporting the wheat from the production area in a country to the main cities.

According to climate change projections, when temperatures go up by 2 or 3 degrees, wheat production will be reduced by around 20 percent – is it really advisable for farmers to increase wheat production instead of grains that might be better suited for increasing temperatures?

That is a very good point. Global climate change will hit wheat production most in South Asia. The figures refer in particular to South Asia: India, Pakistan, Nepal. Wheat production in Sub-Saharan Africa is mainly dependant on natural rainfall. And there, the increasing carbon dioxide will compensate for the losses which are caused by global climate change. So the models for wheat production in Africa would indicate that global climate change at least until the end of this century will not have such a big impact on wheat production as it does for example in South Asia.

You have been calling for increased wheat production in Africa for some years now, even before this new report came out. Do you already see any concrete steps being taken to increase wheat production as you suggest in the next couple of years?

I think Ethiopia is looking into it and has introduced some new varieties. I also know that there’s some initial research going on in Madagascar, in some of the Eastern Highland countries. And the Minister of Agriculture for Nigeria has declared that Nigeria wants to become independent and self-sufficient for wheat production with the next six to eight years.

Woman prepares field. (Photo: CIMMYT)Nigeran farmers like this woman, says Braun, are helping the country to become self-sufficent for wheat

Do you think it’s possible for countries to become completely independent of imports?

I think several countries definitely have the potential. One has to see that countries like Nigeria or Zimbabwe had a sound wheat production in the 1970s and 80s. And then, when there was an overproduction, and Europeans and North Americans dumped their wheat on the world market at extremely low prices – that destroyed the wheat industry in many countries. Nigeria certainly has the potential to produce quite a bit of wheat. Mali was also looking into it. And one also has to recognize that in many of the highland areas of Africa, the main problem for wheat is the high night-time temperatures. It’s not so much the high temperatures during the day. The night temperatures in these areas are quite favourable for wheat production.

You’ve mentioned South Asia where changes will not be in favour of wheat. Do you suggest similar changes of crops for other world regions as well?

I think in South Asia we have sufficient genetic variability to develop cultivars’ which can cope with global climate change. However, it must be clear that investments in research and development for wheat improvement must increase significantly. The global investments in maize research, mostly in developed countries for example, is four times higher than the global investments in wheat. But I’m confident if more funds are allocated to wheat research, then we will produce the varieties and the production systems which are needed. If we look on a global scale in terms of wheat production, there will be regions which will benefit. These are mainly the high latitude regions – Kazakhstan, Russia, Canada and the Northern parts of the United States. In most other parts it will be either neutral, for example in Africa, because increased carbon dioxide will help wheat to produce higher yields. But even in regions like in Western Europe, say France and Germany, we will eventually see that climate change will have a negative impact on wheat yield potential. And that will be a challenge for wheat breeders and economies to develop the systems which allow them to cope with these challenges.

There are still around one billion people in the world who are undernourished, many of them living in Africa. Which role can wheat play in the future for feeding the world?

For Africa, I think wheat can play an important role, but I do not believe that wheat in the near future will replace some of the current staples like maize or casaba. But wheat will allow added diversity. And it will also allow farmers to have a more diverse crop system and by this diversifying their income.

Hans-Joachim Braun heads the Global Wheat Program at the Maize and Wheat Improvement Center (CIMMYT), which has the biggest wheat gene bank in the world.

Interview: Anke Rasper / sst

Un nouvel Eldorado pour le blé en Afrique | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

Un nouvel Eldorado pour le blé en Afrique | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique.

La flambée des cours mondiaux et les nouveaux modes de consommation urbains en Afrique rendent la culture du blé, longtemps négligée au profit du maïs, de nouveau rentable pour le continent où la demande explose.

« La demande de blé croît plus que n’importe quelle autre », assurent les organisateurs d’une conférence internationale réunie jusqu’à vendredi à Addis Abeba sur le thème: « Du blé pour la sécurité alimentaire en Afrique ».

En 2012, l’Afrique va dépenser environ 18 milliards de dollars pour répondre à une consommation passée de 25 kilos par personne et par an dans les années 60, à plus de 50 kilos aujourd’hui.

Une étude présentée mardi par le Centre international pour l’amélioration des cultures du blé et du maïs à Nairobi (CIMMYT) portant sur la production de blé dans 12 pays d’Afrique subsaharienne, estime que leur production ne représente que « 10 à 25% du potentiel biologique et économique de leurs terres ». Outre le CIMMYT, les co-organisateurs de cette conférence sont notamment l’Union africaine et l’Institut International de Recherche sur les Politiques Alimentaires (IFPRI).

Rien qu’avec l’eau de pluie, sans irrigation mais avec les apports en fertilisants appropriés, « 20 à 100% des terres arables » seraient propres à la culture du blé en Angola, Burundi, Ethiopie, Kenya, Madagascar, Mozambique, Rwanda, Tanzanie, République démocratique du Congo, Ouganda, Zambie et Zimbabwe, affirment les auteurs de cette étude.

« Terres disponibles, sols et climat adaptés, main d’oeuvre bon marché, population urbaine et revenus en hausse »: l’Afrique dispose de nombreux atouts pour faire du blé, résume pour l’AFP Bekele Shiferaw, directeur du programme socio-économique du CIMMYT.

« Il ne s’agit pas pour l’Afrique de se lancer sur le marché mondial, mais notre étude montre qu’aux prix actuels, il serait plus compétitif pour de nombreux pays de cultiver plutôt que d’importer », explique-t-il. « La production domestique ne couvre encore que 40% de la demande totale du continent et bien moins encore si on ne regarde que l’Afrique sub-saharienne » (30% environ).

Or, poursuit M. Shiferaw, « un investissement indicatif de 250 à 300 dollars par hectare, en comptant le travail, les semences et les fertilisants, assurerait un revenu net de 200 dollars par hectare ».

La modélisation des cultures dans les 12 pays considérés laisse envisager un rendement de 1,2 à 3 tonnes/ha pour la majorité des pays d’Afrique centrale et orientale, dépassant même 4 t/ha sur les plateaux tempérés du Rwanda, Burundi et d’Ouganda – même si, reconnait le chercheur, ces projections sont « probablement supérieures aux réalités du terrain ».

(Par comparaison, le rendement mondial moyen tourne autour de 3t/ha selon le Centre international des céréales).

La production de blé en Afrique sub-saharienne a plongé dans les années 80 avec l’afflux d’une aide alimentaire massive et des subventions accordées aux importations – « Beaucoup de pays qui financent l’aide au développement de l’agriculture en Afrique sont aussi de grands exportateurs de blé » (Amérique du Nord, Union européenne, Australie), note Bekele Shiferaw.

Mais c’est aujourd’hui l’une des denrées de base pour lesquelles la demande croît le plus vite, poursuit-il, alors que les prix n’ont cessé d’augmenter depuis 2007: dépassant les 400 USD/t en 2007-2008, la tonne de blé est passée de moins de 100 USD en 2000 à près de 300 USD aujourd’hui.

Pour les auteurs, aucun doute que les pays à faible densité démographique ont tout intérêt à en développer la culture, même si ceci requiert « des investissements en route, système d’irrigation, de stockages et de commercialisation », à l’intégrer aux pratiques déjà existantes, ou, pour l’Ethiopie, déjà grand producteur (3,3 Mt en 2012 selon la FAO) à intensifier et de moderniser ses pratiques.

Wheat for food security in Africa

FIFAMANOR sera présent à la conférence international « Wheat for food security in Africa,  Science and policy dialogue about the future of wheat in Africa », du 08 au 12 Octobre 2012 à Addis Ababa, Ethiopie, organisé par Ethiopian Institute of Agricultural Research (EIAR), CIMMYT , ICARDA, African Union and WHEAT CGIAR research program.

Le symposium mettra l’accent sur cinq thèmes principaux pour estimer l’avenir du blé en Afrique:

  • La sécurité alimentaire de l’Afrique et  l’évolution de la demande pour le blé au cours des prochaines décennies
  • Potentiel de rendement biologique dans différents éco-régions d’Afrique
  • Les principales contraintes biotiques et abiotiques de la production de blé en Afrique, en particulier liés au changement climatique
  • Potentiel pour la production de blé rentable en Afrique
  • Les principales contraintes (politiques, les questions institutionnelles, les infrastructures – routes et l’accès au marché, etc) à la production de blé en Afrique

FIFAMANOR a soumis 3 abstracts et 3 posters seront présentés durant le symposium :

OVERWIEW OF WHEAT IN MADAGASCAR

Potential for profitable wheat production in Madagascar (Poster 1)

Abstract 1 : Wheat cultivation is practiced at high altitudes in Madagascar. It is produced three times per year in broad lands: in the rainy season on hillsides, when water level decreases on bank lands and during the off-season on plains and in valleys after rice. FIFAMANOR, a rural development and applied research institute, acts to promote wheat culture in Madagascar. About fifty efficient and adapted cultivars have been released to farmers and producers along with information on growing techniques. In general, wheat is converted to flour by mills. Madagascar has three big wheat flour mills and several food industries which use wheat flour. In addition, wheat is a staple food for farmers and sometimes used as a substitute for rice in other countries.

Author : Ravelomanantsoa Santatra Herilalaina, Wheat Research Unit, Research and Development Department, FIFAMANOR – BP 198, 110 Antsirabe, Madagascar. Email: ravelosah@yahoo.fr

Major constraints to wheat production in Madagascar (Poster 2)

Abstract 2 : Madagascar wheat production is limited to domestic farming and has dramatically declined over the last three years despite the promotion of wheat farming by FIFAMANOR. Most of the decrease in wheat production is a result of several factors: drought, insufficient fertilizer, difficulty to get inputs, means and market access reinforced by social crisis and demotivated mills’ purchase price. As a result, even cultivars which have high yields in optimal growing conditions (above 2t/ha), have only low yields and average only 1t/ha. Without normal fertilization, protein quality is also not sufficient. Moreover,wheat utilization or consumption is not well known by Malagasy people.

Author : Ravelomanantsoa Santatra Herilalaina, Wheat Research Unit, Research and Development Department, FIFAMANOR – BP 198, 110 Antsirabe, Madagascar. Email: ravelosah@yahoo.fr

Perspectives for durable wheat production in Madagascar  (Poster 3)

Abstract 3 : Our objective is to reach a level of wheat production capable of covering all of Madagascar’s consumption needs. Therefore, actions need to be taken to making the acquisition of materials and farmers access to inputs easier, improve farming techniques, strengthen farmers’ skills, strengthen research in wheat, improve the quality of wheat and proteins, train farmers and the Malagasy people about wheat processing and consumption as food and feed, and to encourage industries to process wheat. For the implementation of these actions, partnerships and finance for technology support is requested.

Author : Ravelomanantsoa Santatra Herilalaina, Wheat Research Unit, Research and Development Department, FIFAMANOR – BP 198, 110 Antsirabe, Madagascar. Email: ravelosah@yahoo.fr

FIFAMANOR célèbre ses quarante ans

FIFAMANOR, Centre de développement rural et de recherche appliquée sis à Andranomanelatra célèbre ses quarante années d’existence.

Sous le slogan : « AGRICULTURE ET ELEVAGE, MOTEUR DE DEVELOPPEMENT« , la célébration se déroulera sur 4 jours sous le signe de la retrospective, de l’échange et de perspectives dans une vision plus ambitieuse :  » FIFAMANOR, un centre de recherche de Référence, d’Excellence et reconnu au niveau international »

Une demi-journée de carnaval pour commencer – 2 journées portes ouvertes (panel de discussion sur le thème : « FIFAMANOR, 40 ans après », des ventes expositions, des visites organisées) seront proposés aux visiteurs – divers jeux et animations – une journée sportive aura lieu le dernier jour.

Programme :

27 Septembre 2012 :

  • Carnaval dans la ville d’Antsirabe

28 Septembre 2012 :

  • Cérémonie officielle d’ouverture
  • Ventes expositions
  • Visites organisées dans les stations MIMOSA et ARMOR
  • Diverses animations

29 Septembre 2012 :

  • Panel de discussion  » FIFAMANOR, 40 ans après… »
  • Ventes expositions
  • Visites organisées dans les stations MIMOSA et ARMOR
  • Diverses animations

30 Septembre 2012:

  • Matchs de football

La Direction et tout le personnel de FIFAMANOR ont l’honneur d’inviter tous les acteurs de développement agricole et le grand public à venir à FIFAMANOR Andranomanelatra.

Comment venir nous voir?